La clarinette Soprano

Un peu plus grande que la sopranino, cette clarinette est beaucoup plus courante que sa petite soeur. Il suffit de regarder l'offre des facteurs pour s'en rendre compte immédiatement.

Selon les modèles, le corps est soit d'un seul tenant, soit en deux parties. Comme la majorité des clarinettes, ce modèle est dit transpositeur. C'est à dire que lorsque l'on joue un do écrit, la note réelle est un mi bémol situé une tierce mineure au dessus.

La clarinette soprano en mi bémol est également appelée clarinette piccolo à cause de son registre aigu. Bien que difficile à maîtriser, ce registre est souvent qualifié de criard, ironique ou encore de sarcastique. Son caractère est particulièrement bien mis en évidence dans les pièces "Till l'espiègle" (Richard Strauss) ou "La Symphonie Fantastique" (Berlioz). Ses registres médium et grave sont plus adaptés au passages mélancoliques et ténébreux.

Rendue populaire par les orchestres d'harmonie, cette clarinette a fait sa première apparition dans l'orchestre à la fin du 19ème siècle. Elle ne s'y installera définitivement que grâce à des compositeurs de l'école française comme Roussel, Milhaud ou Ravel.


Tonalité : Mi bémol